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lundi 1 mai 2017

Cougar 4x4 MRAP: impression 3D - 20mm



L'article du jour est dédié à un nouveau venu dans mon arsenal moderne, le MRAP Cougar 4x4, qui peut embarquer 4 passagers en plus du conducteur et du chef de bord.

L’acronyme MRAP (Mine Resistant Ambush Protected) désigne un véhicule de patrouille conçu pour résister aux attaques de mines et autres joyeusetés explosives.
Comme on n'est pas dans une célèbre émission télé dédiée aux voitures, je vous invite à vous rendre sur cette page si vous souhaitez en apprendre plus sur les caractéristiques techniques de ce véhicule.

Désolé Dominique, pas ce soir...
Dans un ouvrage rédigé par un ancien membre du COS ayant opéré en Afghanistan, j'ai appris que la Task Force 32 avait reçu en dotation un MRAP. J'ai donc décidé d'en réaliser un pour pouvoir le déployer lors de mes parties avec No End In Sight.


Cela faisait quelques temps que je voulais tester l'impression 3D d'un véhicule sur mon imprimante.
Aussi, après une rapide recherche sur thingiverse, j'ai trouvé de quoi réaliser un MRAP.
Pas un Maxxpro, comme celui qui a réellement équipé la TF32, mais un Cougar: faute de grives, on mange des merles...

Un rapide travail de conversion m'a permis de passer le modèle du 1/100 au 1/72, avant de lancer l'impression.
Une nuit de sommeil, et 9 heures d'impression plus tard, voilà le résultat brut:

On en fait des choses, avec 40 grammes de plastique...
Après une bonne séance d'ébarbage, le résultat est un peu plus convaincant:



Et voici le résultat final après le travail de mise en peinture:





Les gros plans laissent bien apparaître les couches d'impression, et la mitrailleuse de  12.7 en tourelle est quelque peu grossière, mais le modèle est destiné au jeu, pas à une exposition de maquettes, aussi je considère qu'il remplit très bien son office...





Mes opérateurs du COS disposent désormais d'une monture !
Il va de soi que j'aurais pu obtenir un bien meilleur résultat en passant de nombreuses heures à poncer le véhicule sous ses nombreuses  coutures, mais je souhaitais voir ce que donner le produit "brut de décoffrage". Je ne suis pas déçu !

Si vous souhaitez vous procurer le livre "TF32", çase passe ici.

dimanche 9 avril 2017

Rainbow 6: module infiltration et libération d'otages dédié à No End In Sight


J'ai déjà évoqué, dans mes précédents articles, ce module "Rainbow 6" (R6).

Rainbow 6 tire son nom d'une série de jeux vidéos dont le premier opus, sorti en 1998, avait été développé par Red Storm Entertainment (de feu Tom Clancy) et désormais édité par Take Two Interactive.


R6 propose une série de règles qui, dans leur grande majorité, sont adaptées du jeu de figurines "Blackops", édité par Osprey. Néanmoins, il m'a fallu procéder à pas mal de modifications pour intégrer ces règles à la mécanique de NEIS.



Rainbow 6 propose une série de règles qui vous permettent de jouer des missions d'infiltration. Ce type de gameplay est particulièrement intéressant, puisqu'il va vous permettre de jouer tout un tas de missions variées (de l'assassinat d'une personnalité ou d'un chef terroriste au sabotage d'un laboratoire clandestin, en passant par la libération d'otages), dont le dénominateur commun est qu'elles nécessitent qu'une petite équipe de spécialistes s'infiltre dans un territoire hostile afin d'y réaliser une action, plus ou moins en douceur...

Nous allons maintenant passer en revue les principales caractéristiques de R6.

1/ Quelques spécificités en matière de mécanique de jeu:
R6 fait appel à plusieurs notions bien spécifiques.

Dans les missions R6, on distingue 2 camps:
- les assaillants, qui doivent remplir une mission
- les défenseurs, qui protègent une installation ou un individu et qui sont répartis en 2 catégories: les gardes, les forces de réserve.

Une partie R6 est partagée en 2 grandes phases:
- la phase infiltration: les assaillants n'ont pas encore été décelés par les gardes.
Le joueur qui défend ne dispose que d'un contrôle limité sur les gardes, uniquement.
- la phase DEFCON 5: l'alerte a été donnée, le défenseur dispose du contrôle total sur ses forces.

Les secteurs de surveillance sont modifiés lors des missions nocturnes: un combattant qui ne porte pas d'intensificateur de lumière voit son secteur de surveillance réduit à 90° au lieu de 180°.

Les secteurs latéraux et arrière ont une importance dans les corps à corps
Le bruit a une importance majeure dans R6: il est généré par tout un tas d'actions (tir, course, etc...) et attire l'attention des gardes, qui viendront rechercher la source de ce bruit, ou lanceront l'alerte.

Côté défenseur, un combattant très spécial fait son apparition: le chef de site.
Il démarre la partie en étant inactif, mais dès qu'un bruit est généré sur la table, il y a un risque de le voir s'activer. Or, seul le chef de site peut lancer l'alerte, dès lors qu'il est contrôlé par le joueur.
Tuez le, et vous déclencherez aussitôt l'alerte...

https://www.spectreminiatures.com/

2/ Activation des gardes durant la phase d'infiltration:
Un garde est considéré comme un combattant isolé : il est activé comme un leader mais il est automatiquement épuisé à l’issue de son activation.

En phase d’infiltration, les seuls gardes qui peuvent être activés sont : 
Ceux qui se trouvent à moins de 12’’ d’un assaillant 
Ceux pour qui un assaillant se trouve dans le secteur de surveillance

Lorsque vous activez un garde, lancez 2D6 et utilisez le tableau suivant pour prendre en compte le bruit:


Reportez-vous ensuite au tableau suivant pour déterminer l'action réalisée par le garde.


Si, au cours de l'activation, le garde trouve un corps à terre, il passe automatiquement sous le contrôle du défenseur.

Si un assaillant se trouve dans le secteur de surveillance d'un garde contrôlé par le défenseur, ce dernier peut effectuer un test de perception afin d'essayer d'identifier si l'assaillant est juste une ombre ou un intrus. 


L'obscurité est prise en compte dans les missions nocturnes: il y a une distance minimale en dessous de laquelle ce malus ne s'applique plus. Il est généralement fixé à 8'' mais peut faire l'objet d'un point spécifique du scénario joué. 


3/ Gestion des combats:
Les combats sont gérés en respectant la mécanique normale de NEIS, mais quelques modifications ont été apportées afin de prendre en compte 2 niveaux de protections balistiques.


Vous constaterez que les tirs sont bien plus létaux que dans NEIS, puisqu'un combattant sans protection balistique est tué sur 4+ au lieu de 5+. Mais compte tenu du contexte (tirs à courte distance, déséquilibre des forces assaillants/défenseurs), cela se justifie très facilement et ne déséquilibre pas le jeu.

https://www.spectreminiatures.com/

4/ Passage en DEFCON 5:
Pour le défenseur, la partie démarre réellement lors du passage en DEFCON5: : les assaillants ont été repérés et deviennent gibier.

Au moment où l'alarme est déclenchée:
- tous les gardes qui n'ont pas encore été activés durant la phase passent sous contrôle du joueur
- les unités en réserve deviennent actives au début de la phase suivante.
De plus, en fonction du scénario, le défenseur est susceptible de recevoir des renforts à chaque début de phase.

Vous l'aurez compris, le passage en DEFCON5 n'est pas une mince affaire pour l'assaillant, qui se retrouve généralement à devoir rompre le contact pour tenter de s'exfiltrer...


Conclusion:
Rainbow 6 est un système qui convient parfaitement au jeu solo puisque, en plus de la mécanique de NEIS, la gestion des gardes durant la phase d'infiltration permet au joueur solitaire de se concentrer sur ses actions.

Mais il permet également de jouer en coopération, côté assaillant, afin de faire découvrir le jeu de figurines à des débutants, ou de jouer 2 camps assaillants qui se disputent un même objectif.

Rainbow 6 introduit également la possibilité de déployer des civils ou une faction neutre (gang rival, force de police, etc...), qui sont gérés selon un processus similaire à celui des gardes.

https://www.spectreminiatures.com/
Depuis que j'utilise ce module dans mes parties solo, j'ai l'impression de jouer à un tout autre jeu.
La tension est réelle et, généralement, le passage en DEFCON5 est fatal pour les assaillants.
Je vous proposerai prochainement un scénario destiné à R6 et qui vous permettra de tester ce système de règles.

En attendant, vous pouvez télécharger le module en allant sur ce lien.
Bon jeu à tous !

lundi 27 mars 2017

"Terreur au bazar" : compte-rendu de partie solo avec No end in sight

Bonjour à vous !
Aujourd'hui je me lance dans l'art délicat du compte-rendu de partie.

L'envie de jouer ayant été plus forte que celle de peindre, j'ai joué avec des décors et des figurines non peints, et avec des proxy pour représenter certains éléments (civils, étals de marché, etc...).
Aussi vous n'aurez pas de photos, mais de jolis dessins à la place...

La preuve en image...

Voici le récit d'une partie jouée avec la règle "No End in Sight", présentée dans cet article.
Faute d'adversaire, j'ai joué en solo, mais cette règle s'y prête plutôt bien. Côté scénario, j'en ai adapté un qui était destiné à Force on Force, que je vous proposerai prochainement ici même.

Mais laissons de côté ses basses contingences matérielles, rejoignons les premières pentes de l'Hindu Kush, en Kapisa, et glissons nous dans la peau d'opérateurs du 1er RPIMa...




Marco, le radio de l'équipe, déboule dans la piaule et vous secoue:
"Réveil là-dedans ! On est attendu en salle ops dans 10 minutes, pour un départ en crash à Alasay.
Le stick de Nanard est déjà engagé ailleurs, et c'est à nous de nous y coller !..."

8 minutes plus tard, votre stick au complet est rassemblé, équipé. Hector, le chef du détachement de la Task Force 32 (armée par le COS), ne peut réprimer un petit sourire en constatant que vos corsaires sont toujours aussi vifs à la détente...

En quelques mots, il vous explique la situation: une équipe CIMIC (Affaires Civilo-Militaires) devait effectuer une opération classique auprès de la population du village d'Alasay, mais des interceptions sur le réseau ICOM des taleban nous ont permis d'apprendre que ces derniers se préparent à mener une opération suicide sur le marché.

La mission de votre stick est simple: accompagné de l'interprète et de 2 équipiers CIMIC, vous devez vous rendre au bazar d'Alasay afin d'essayer d'identifier et de neutraliser le suicide bomber avant qu'il n'explose. Ensuite, rejoignez la zone d'exfiltration pour être recueillis par la QRF (Quick Reaction Force).


La tâche est rude et il faut s'attendre à être "accrochés sévère", mais vous êtes là pour ce type de situations. Votre stick, "les corsaires", est réputé pour être solide au combat, et vous espérez bien faire honneur à votre réputation.

Alors que vos gars embarquent dans le Caracal qui vous déposera en périphérie du village, vous ne pouvez vous empêcher de les passer en revue:
- Marco, votre fidèle radio, qui surfe sur les ondes comme d'autres sur les sites pornos...
- Jean et son équipe, Bastien le tireur Minimi, Yves l'éclaireur et Yoann le tireur au M203
- Seb, qui commande la deuxième équipe, avec Bert, Yvan "le Corse" et Babacar, un colosse qui manie la Minimi comme d'autres le fusil...
- enfin, inséparables comme un couple de perruche, Rudy le "sniper" et Enzo son spotter...

http://www.taskforce-32-sas.com/
Avec vous, ils iraient en enfer, votre job, c'est de les en ramener...



Le déploiement se passe sans encombre, les perruches montent sur un perchoir et vous déployez vos équipes sur chaque flanc.
Mais le drone SDTI, qui surveille la zone, est porteur de mauvaises nouvelles. Votre arrivée n'est pas passée inaperçue et les taleban semblent vouloir engager le combat: une trentaine de combattants se sont infiltrés dans le village et progressent maintenant dans votre direction...


Votre idée de manœuvre est simple: utiliser les équipes de Jean et Seb pour contrôler les abords du marché et bloquer les infiltrations des talebs, vous et les perruches tenterez de repérer le suicide bomber qui se serait glissé au sein de la population alors que les gars des CIMIC tenteront de disperser la foule.

"Le meilleur des plans ne résiste pas au premier contact avec l'ennemi", et malheureusement cet adage se vérifie une nouvelle fois...


Stressés par l'aspect particulièrement risqué de cette mission, à seulement 15 jours du retour, vos gars ont du mal à se déployer et "collent" au terrain alors même que les talebs, eux, profitent de leur connaissance des lieux pour s'infiltrer dangereusement sur vos flancs.

Malgré cela, vous vous postez sur un toit, avec Marco, et tâchez de repérer si le suicide bomber est dans le premier groupe de civils, le plus proche de vous. Les gars des CIMIC se sentent également concernés et s'efforcent de vous aider en observant le groupe à la recherche d'indices...

Les minutes s'écoulent comme des heures, alors que votre oeil est rivé à la lunette, à la recherche du moindre indice.
Marco vous donne un petit coup de coude: "Le grand avec le pakol noir ne me semble pas très catholique, t'en penses quoi patron ?" 
Vous reportez votre attention sur le gars en question, tout en demandant à Rudy d'observer également.
L'abdomen vous semble un peu trop volumineux par rapport à son gabarit, mais autre chose attire votre attention: "Rudy, qu'est-ce qu'il a dans la main ? Un chapelet ou c'est le déto ?..."


La réponse de Rudy est sans appel: la balle de 308 tirée par son fusil Accuracy ne laisse aucune chance au suicide bomber, qui meurt instantanément avant même de pouvoir déclencher son gilet...


La détonation sonne le début du bal...
Alors que les civils s'enfuient en hurlant, sans vraiment comprendre ce qu'il se passe, un taleb se dévoile et prend à partie Seb et Babacar, sans toucher personne alors qu'ils étaient exposés en plein découvert. Leur tir de riposte force le taleb à se retrancher dans sa maison.

Sur votre flanc droit, la situation n'est pas meilleure: un groupe de talebs a réussi à bloquer l'avancée de l'équipe de Jean, qui est incapable de contrôler l'axe de repli... Il décide alors d'envoyer Bastien et Yoann sur la terrasse de la maison afin de couvrir le décrochage du reste du stick. 
La situation devient critique: l'opérateur SDTI vous informe que des combattants ennemis s'infiltrent dangereusement vers Bert et le Corse, sur votre flanc gauche.

Il vous faut à tout prix faire décrocher tout le monde afin de rejoindre le point d'extraction avant d'être encerclés...
"Marco ! Essaye de nous obtenir un soutien aérien ! On nous a promis du lourd, alors c'est le moment !..." 
En effet, Hector vous avait signalé que des hélicoptères armés seraient en mesure d'intervenir. Il vous avait aussi indiqué que vous pouviez oublier les bombardements aériens, à cause des risques de dégâts collatéraux: "Au mieux, tu auras droit à un "show of force"", vous avait-il dit...

Note: un show of force consiste à effectuer un passage à très basse altitude, parfois en vol supersonique ou en larguant des leurres, afin de déstabiliser l'ennemi sans causer de pertes civiles. 


Le début du décrochage se déroule plutôt bien: Rudy parvient à neutraliser le tireur qui venait de prendre à partie Seb, alors que les tirs combinés d'Enzo et du Corse permettent de neutraliser 2 autres combattants qui tentaient de tourner votre dispositif...

Pris à partie par 2 tireurs isolés postés sur un toit, Seb et Babacar sont contraints de se replier, accompagné du reste de l'équipe, auprès de vous. Alors que les tirs s'amplifient, vous vous tournez vers le radio: 
"-Bordel Marco, ça donne quoi ?!
- Ils nous envoient un Tigre, il sera sur zone dans 2 minutes !
- Ok, tu leur demandes de dégager le chemin vers la zone d'exfiltration: il y a une bande de gars qui bloquent le passage. Tu leur précises bien la position de l'équipe de Jean !
- C'est compris patron !" 

Alors que les perruches vous dépassent, entamant leur repli, vous apercevez du coin de l’œil Seb et son équipe qui se radinent sur votre position. C'est alors que vous êtes projeté violemment contre le mur de la maison, tel un fétu de paille. C'est tout juste si vous prenez conscience de l'explosion qui a eu lieu près de votre position...


L'odeur de brûlé et les cris des blessés vous ramènent à la dure réalité: un IED (engin explosif improvisé) a certainement explosé au passage d'un de vos corsaires, ou été déclenché par les talebs...

Le Corse est à terre, inconscient, Seb et Bert sont également touchés et hurlent de douleur, alors que Babacar semble intact mais sonné par l'explosion. Vous n'êtes pas dans un meilleur état: votre bras droit pend mollement, inutile... Encore groggy, vous essayez de poser un garrot, reproduisant les gestes faits maintes et maintes fois à l'entrainement, mais c'est Marco qui vous aide à stabiliser votre blessure. Vous pouvez vous déplacer, commander, mais pour la riflette il faudra passer son tour !...

"Occupe toi du Corse, ça a l'air grave !..."
Enzo se précipite et s'occupe des autres blessés afin de stabiliser leurs blessures. 
"Babacar ! Oh ! Putain reprend toi et aide les autres !" Remis du choc, le colosse s'active.

Lorsque Marco se relève et, d'un geste de la tête, vous indique qu'il n'y plus rien à faire pour le Corse, vous sentez votre cœur se serrer. Mais ce n'est pas encore le temps des larmes car il faut combattre pour sortir tout le monde de là, y compris le Corse...

Pris dans la tourmente, vous n'avez pas écouté Marco qui vous annonçait l'intervention du Tigre et l'explosion de la salve de roquettes vous prend au dépourvu. "C'est un cauchemar ! pourvu que Jean et ses gars n'aient rien !" vous dites vous.
C'est en les voyant exulter que vous comprenez que le Tigre vient de vous ouvrir la voie. En effet, tel Saint Michel déployant ses ailes, le Tigre a tout simplement annihilé le groupe qui bloquait l'axe: 5 talebs sont sur le carreau et les 2 combattants valides ont filé sans demander leur reste...


Profitant du répit, et du rush d'adrénaline lié à la blessure, vous donnez vos consignes.

Marco effectue une nouvelle demande de soutien aérien afin de couvrir le flanc gauche, pendant que les perruches, assistées de Bastien et Yoann, sécurisent l'axe d'exfiltration.
Jean, Yves et Babacar se chargent quand à eux d'évacuer les blessés, et le corps du Corse...

Alors que vous vous atteignez la zone d'extraction, un OH 58D intervient et neutralise une équipe de taleban qui cherchaient à vous prendre à revers.


Regroupés dans la ruine qui constitue le point d'extraction, vous êtes rejoints par les éclaireurs de la QRF armée par les rapaces du 1er RCP, qui a marché au canon dès que vous avez été engagés. C'est désormais à eux qu'il incombe de sécuriser le village, et de rejeter les taleban dans le fond de la vallée. 

Alors que l'équipe du médic prend en compte vos blessés et la dépouille d'Yvan, vous refusez d'être séparé de votre stick et embarquez avec eux dans le VAB qui doit vous ramener à la FOB.

Mission remplie, mais à quel prix !...
"A part une bataille perdue, je ne connais rien de plus triste qu'une bataille gagnée."
                                                                                                       Duc de Wellington


Conclusion:
Cette partie a été particulièrement agréable à jouer, même seul, et riche en enseignements sur la règle.
Je reviendrai prochainement sur ce point, et tâcherai de vous expliquer certaines des mécaniques de jeu mises en oeuvre lors de cette partie.

Je dédie ce premier compte-rendu à tous ceux qui ont servi, et qui servent encore, sur les différents théâtres d'opération, qu'ils soient extérieurs comme intérieurs, et à ceux qui ont payé dans leurs chairs cet engagement. J'ai une pensée particulière pour tous ceux qui ont versé leur sang sur la terre afghane, ainsi que pour leurs familles.

vendredi 24 mars 2017

The Shareef don't like it...


Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas vous noyer sous le verbe et me contenter de poster quelques photos de mes dernières réalisations en impression 3D.

J'ai un besoin urgent de maisons pour meubler un bazar afghan.
J'ai d'abord puisé dans le stock existant: il y a de cela presque un an, j'avais passé une petite commande auprès de Loïc "Goldfinger", qui est un artisan français qui réalise d'excellents décors en résine en 20mm.

Un des nombreux modèles disponibles dans la boutique de Loïc
Malheureusement, je suis loin de disposer de suffisamment de bicoques pour meubler une table urbaine (même de 90cm de côté...). Aussi, j'ai décidé de me lancer dans la construction de bâtisses afin d'étoffer mon stock.

M'inspirant de ce que fait Matakishi, j'ai tout d'abord décidé de réaliser quelques bâtiments simples en liège. Il m'a suffi de quelques minutes pour mesurer et découper les plaques de liège, et de quelques goûtes de colle pour assembler 2 bicoques toutes simples.

Décidé à tester les différents procédés de construction, j'ai alors pris une dizaine de minutes pour modéliser en 3D la petite sœur de mes maisons de liège. 37 grammes de filament et 1h30 d'impression plus tard, j'avais mon premier modèle...

Photo de famille
Pour des raisons de facilité, le toit est réalisé en carte plastique de 1mm d'épaisseur.
Les maisons seront ensuite recouvertes d'une couche d'enduit avant de passer en peinture.
Je me suis donc contenté d'imprimer avec une précision de 0.2mm (au lieu de 0.1 habituellement), ce qui m'a fait gagner du temps d'impression...

Personnellement, je préfère la version imprimée à celle en liège (la production de Loïc est incomparable et hors concours) car elle gagne en finesse. Les bâtiments en liège sont en revanche très rapides à construire, dès lors qu'on garde des formes simples...

Fort de ce premier essai d'impression 3D, j'ai décidé de réaliser un modèle un peu plus étoffé, comportant plusieurs pièces ainsi qu'un escalier extérieur...
Je vous laisse juger du résultat.

3h30 d'impression, 57 grammes de filament
Avec le toit amovible en carte plastique


Le modèle mis en situation avec quelques figurines taleban de chez Elhiem


Réaliser de tels bâtiments est relativement simple, même pour un novice en CAO comme moi.
Les avantages sont nombreux:
- rapidité de conception
- modularité
- possibilité de varier les dimensions, les ouvertures, les parois
- le pouvoir est entre vos mains !

Une fois le modèle préparé, vous pouvez faire autre chose, votre imprimante fait tout le boulot.
En général, je vais me coucher et récupère mon modèle au petit matin...

The shareef don't like it
Rockin' the Casbah
Rock the Casbah...

mardi 14 mars 2017

Making of: AMX 10 RCR

L'article d'aujourd'hui est un "making of" d'un véhicule pour lequel j'ai toujours eu une certaine tendresse: l'AMX 10RC, plus affectueusement appelé, "le 10 RC".



Le 10RC est un engin de reconnaissance entré en service en 1981 dans l'Armée Française et qui a depuis servi sur la plupart des théâtres d'opération. Au combat durant l'Opération Daguet, dans le Golfe, il a également été déployé en Afghanistan, où son canon de 105 mm s'est révélé une arme efficace pour appuyer les fantassins.

Il y a quelques mois de cela, je suis tombé sur un petit fabricant, model-miniature, qui propose toute une gamme de véhicules français modernes au 1/72e. Illico presto, je leur ai passé une petite commande sympathique incluant, outre le 10RC objet de cet article, des VAB et un pickup destiné à armer d'éventuels miliciens ou insurgés.



Avant toute chose, vous devez comprendre qu'on est en présence d'une maquette, qui plus est en résine, et non d'un modèle réduit destiné au wargame. Aussi, c'est un véhicule qu'il faudra manipuler avec douceur sous peine de le détériorer très vite !...
Ce type de modèle peut rebuter les wargamers qui n'ont pas une véritable passion pour le maquettisme et qui préféreront certainement les produits plus adaptés à notre loisir.

Mais ouvrons la boîte !



Comme vous pouvez le voir, il y a pas mal de pièces mais ça reste tout de même acceptable.
Pas de notice dans la boîte, elle est disponible sur le site web: ici.
Il est à noter que le fabricant a même fourni de toutes petites tiges très fines, destinées à représenter les antennes. Je n'avais pas été habitué à cela et j'apprécie.

Première remarque au sortir des pièces, la finesse de certains détails n'a pas résisté au moulage et il me faudra réaliser quelques retouches ici et là, notamment sur les trappes qui laissent parfois apparaître un petit jour, ou procéder à quelques réalisations en scratch, comme l'affût de mitrailleuse en superstructure ou les rétroviseurs (qui n'ont pas résisté au moulage...). Mais cela n'est pas très grave et j'en ferai mon affaire, d'autant que le blindé verra le combat prochainement, aussi ne chipotons pas trop sur les détails...

A ce sujet, si vous souhaitez représenter le 10RC avec le poste du pilote fermé, vous devrez modifier le vérin ou, comme moi,  accepter une certaine part d'erreur en ne tenant pas compte de l'orientation du dit vérin...

Le montage se fait sans grosse difficultés, à la colle cyano, moyennant quelques adaptations.
Pour assurer le bon alignement du canon avec la tourelle, j'ai percé les 2 pièces et je me suis servi d'un petit bout de fil laiton de 0.5mm de diamètre pour rigidifier le tout.
Un petit bout de patafix et une cale pour assurer la position le temps de la prise de la colle et le tour est joué !



La seule véritable difficulté de ce montage consiste à mettre en place les (6) roues et de s'assurer qu'elles sont correctement alignées.
En effet, comme sur le véritable 10RC, elles ne tiennent à la caisse que par leur axe, qui est excentré. Voyez par vous même sur la photo !



Le secret, pour bien réaliser cette étape, est de ne surtout pas se presser !
J''ai d'abord positionné la roue avant, puis la roue arrière, en m'aidant du quadrillage de mon tapis de découpe pour essayer d'obtenir un certain alignement. La patafix m'a également permis de m'assurer que les roues restaient alignées sur le même plan vertical.



Une fois ces 2 roues correctement positionnées, j'ai pu fixer la roue du milieu en essayant de respecter les alignements...



Les roues fixées, j'ai apporté la dernière touche au modèle en fabricant, à partir d'une agrafe tordue à la pince, l'affût de la mitrailleuse AANF1 en superstructure.


Voilà, après une soirée consacrée au montage (dont une bonne partie à laisser prendre le collage des pièces), mon 10RC revalorisé est monté !


Loin de chez nous, au Toufoulkan, une patrouille progresse, appuyée par un 10RC.

Mais avant d'aller arpenter les pistes rocheuses de Kapisa, les étendues du Nord Mali, ou des théâtres fictifs, mon 10RC doit maintenant revêtir sa tenue de combat et passer en peinture !...

Loin de chez nous
En Afrique
Combattait le bataillon...